Les livres en souscription

> 70 jours au pied de la Chartreuse > Jean-Christophe Guillon

C’est une démarche rare, quoique déjà réalisée par des peintres : reproduire un paysage en plaçant son chevalet au même endroit. Ici c’est un travail d’écriture, depuis une chaise placée au jardin. Comme pour le peintre son tableau, l’écriture n’est jamais la même parce qu’à chaque jour sa lumière, les états de son âme.

 

Une œuvre qui se déroule sur une année, de date à date, une page seulement, écrite d’un seul jet, sur le même carnet, et quelques autres contraintes. L’écriture est d’abord observation des arbres, des lumières, nourrie des bruits, des agitations d’Anthropos. Et de la montagne. Pas n’importe quelle montagne. La Chartreuse. Puis s’insinue dans le texte une matière. L’esprit de l’écrivain et celui du paysage se mêlent. Loin du monologue, c’est un échange bouillonnant. Il naît alors une poésie inhabituelle, une œuvre de méditation qui donne envie de s’y mettre : interviewer le paysage et créer avec lui le texte. L’explorer pour s’élever au-delà de soi. Et les aléas de la vie de l’auteur deviennent les esquisses d’un roman.

 

Le texte est accompagné de notes de musique et des dessins de l’auteur, en échos aux mouvements de la nature.