3 questions à...

Aude-Laurence Clermont Biver


Comment naissent vos idées d’écriture ?

Mon métier de comédienne exige un travail d’observation permanent. Dès lors, l’extérieur devient pour moi une richesse. Les transports en commun, par exemple, sont une source d’inspiration inépuisable. On y voit tout, c’est incroyable !

 

Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire votre ouvrage ?

J’ai mis près d’un an à écrire ma pièce. D’une part, il y avait l’histoire à construire entre Sam et Sohrab, mais il y avait également un travail d’enquête à faire sur la situation des réfugiés à Paris. Je suis donc allée à la rencontre de ces jeunes hommes en transit, en quête d’asile. Plusieurs associations m’ont également apporté leur aide. Et puis j’ai rencontré un jeune comédien afghan qui était venu en France avec sa troupe pour jouer une création au Théâtre de soleil, dirigé par Ariane Mnouchkine. Il est finalement resté en France parce qu’il était menacé par les talibans dans son pays. Nous sommes devenus amis et il m’a appris beaucoup de choses sur son histoire et sur son pays.
Ces diverses informations en poche, il a fallu sélectionner le plus intéressant pour mon personnage et l’intégrer à l’histoire.

 

Comment avez-vous choisi le titre de votre ouvrage ?

« Lâleh » veut dire « tulipe » en persan. C’est autour de cette fleur qu’a lieu la première vraie rencontre entre Sam et Sohrab. Je tenais à mélanger les deux langues dans le titre comme un hommage à chaque personnage.

 

 

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